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Beta de Dreadnought : Size Matters

Depuis de nombreuses années je suis fan de science fiction en tout genre et notamment de Space Opera… bon nombre de films y sont passés et je n’ai pas été en reste non plus du côté des jeux vidéo. Qu’il s’agisse de licences phares comme Star Wars ou Star Trek, ou encore de sagas inédites comme celle de Wing Commander mais également sur l’univers totalement irréel (ou pas) d’Elite et sa formule plus récente Elite Dangerous. Pourtant, il est un genre pour lequel je n’ai pas encore trouvé de semblable aux X-Wing vs Tie Fighter : le combat rapproché, malgré Elite Dangerous (encore lui) et son mode Arena très pointu… C’est avec une certaine appréhension mais aussi une curieuse envie que j’ai demandé à intégrer la phase de beta fermée de Dreadnought, un jeu d’un genre assez particulier (que nous allons décrire ci-dessous), développé par Yager (l’illustre créateur de Spec Ops The Line, il faudra que je vous en parle un de ces 4 de celui là !) accompagné de Grey Box et Six Foot. Disponible à sa sortie (courant 2016) sous le format free-to-play, sa phase de test a débuté le 29 avril.

Attention : le jeu étant actuellement en phase de beta, celui-ci peut être différent de la version finale qui sera livrée et peut comporter des bugs ou problèmes d’accès aux serveurs que je ne mentionnerai pas dans cet avis car tout à fait normal à ce niveau du processus de développement.

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Tout d’abord, il faut savoir que Dreadnought n’est pas véritablement un jeu comme les autres. Au départ, lorsque je me suis renseigné sur ce titre je pensais que nous serions face à un jeu dans le style d’Elite Dangerous, notamment dans sa phase de combat, particulièrement une repompe du mode Arena… Après quelques heures de jeu, j’ai plus envie de le caser dans le style des jeux multijoueurs coopératifs tels que PayDay 2 ou encore Overwatch, sauf que dans notre cas, nous dirigeons ces gigantesques vaisseaux galactiques en vue arrière (comme un TPS). Pourquoi coopératif ? Tout simplement car nous nous retrouvons au milieu d’un match à 5 contre 5 sur une map prédéfinie (dans le cas de la beta nous sommes surtout à la surface de planètes) où l’on doit faire simplement du kill pour arriver à bout de l’équipe adverse. Deux modes de jeu sont proposés : le sempiternel « Team Deathmatch » et le « Last Man Standing » (première équipe à atteindre 20 kills). Les colosses sélectionnables étant particulièrement imposants, il faudra parfois s’y mettre à plusieurs pour arriver au bout des barres de vie adverses. Cinq classes de vaisseaux sont disponibles pour cette beta alliant plus ou moins d’agilité du véhicule avec plus ou moins de puissance de feu, qu’il sera possible de « pimper » dans le hangar moyennant argent du jeu ou réel. Fatalement, on retrouve des classes proches de celles des FPS/TPS donc à vous de choisir ce qui vous sied le plus (sniper, corps à corps…)

Les développeurs nous ont avoué par ailleurs que dans la version finale, il sera possible de participer à des joutes spatiales au fin fond de la voie lactée… j’ai particulièrement hâte de voir le rendu de ceux ci car je ne vous le cache pas c’est surtout cela que je recherche dans ce jeu, retrouver le côté épique des combats de la saga Star Wars par exemple aux commandes non plus d’un petit X-Wing ou Tie Fighter mais plutôt l’équivalent d’un immense Star Destroyer. Les différentes cartes testées pendant la beta sont plutôt intéressantes même si l’on est souvent en surface de planètes, en présence de bâtiments, montagnes ou autres cours d’eau… Ces obstacles jonchant les environnements permettent de mettre en place des tactiques d’attaque / défense voire de guet apens pour le peu que le teamplay soit coordonné et efficace. Au niveau de la modélisation et du rendu graphique c’est très coloré et joli, le jeu utilisant pleinement les ressources de l’Unreal Engine 4, les détails des vaisseaux sont particulièrement bien modélisés et malgré la beta j’ai trouvé les environnements plutôt riches. L’un des avantages (en est ce vraiment un ?) du free to play est de pouvoir utiliser des ressources in game mais aussi de l’argent réel pour customiser les vaisseaux présents dans le hangar que ce soit de manière esthétique ou au niveau de la puissance de feu. On pourrait croire qu’avec ce modèle économique, on arrive facilement à du pay to win (notamment en ce qui concerne les vaisseaux et l’armement) mais force est de constater que Yager a plutôt bien équilibré son jeu afin d’éviter de tomber dans cet excès… En effet, malgré tout l’or du monde (in game ou IRL) il y a bien quelque chose que vous ne pourrez pas acheter : le jeu en équipe, qui est un élément absolument primordial sur lequel les développeurs ont véritablement mis l’accent. Vous aurez également la possibilité de modéliser votre commandant ainsi que ses uniformes… rien d’extraordinaire mais on retrouve ces éléments propres au modèle appliqué.

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Sur le plan des sensations en jeu, cette beta de Dreadnought m’a surtout permis de voir que nous ne sommes pas face à un vulgaire TPS avec une skin « vaisseau spatiale ». En effet, on retrouve la lenteur et la lourdeur de ces vaisseaux particulièrement gigantesques, un TPS à l’opposé complète d’un Counter Strike ou plus récemment Overwatch qui sont également coopératifs mais qui misent avant tout sur la rapidité. Il vous faudra être particulièrement patient en établissant une stratégie d’attaque mais également en anticipant toutes vos actions ainsi que celles de vos adversaires sous peine d’être pris pour le punching ball de la fête foraine. Le côté tactique est assez simpliste par moments mais, lors d’un jeu en équipe assez poussé on a vraiment l’impression d’être l’acteur d’un jeu de stratégie en temps réel… bien qu’ayant traîné dans l’univers des jeux vidéo à thématique spatiale depuis plusieurs années je n’avais pas encore ressenti ce genre de choses… Si je peux simplement vous conseiller quelque chose c’est d’y jouer entre potes avec du Team Speak pour éviter de vous retrouver au milieu d’un déluge de feu !

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Au final, sachez que Dreadnought sortira courant 2016 (pas encore de date précise) et que deux packs sont disponibles pour pouvoir à la fois tester la beta mais aussi profiter du jeu à sa sortie avec des avantages non négligeables dont vous trouverez tous les détails à cette adresse. Un jeu que je recommande particulièrement aux fans de batailles spatiales qui peuvent entraîner quelques uns de leurs amis dans ce qui pourrait être une très bonne surprise et alternative à tout ce que l’on peut déjà trouver sur PC.

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Man-Jimaru • 1 juin 2016


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