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Critique du film de K – Missing Kings

Sans doute la projection la plus médiatisée de JAPAN EXPO, le film K: Missing Kings était attendu avec impatience par beaucoup de fans. En effet, la fin de saison laissait beaucoup de questions en suspens, notamment en ce qui concerne le futur de certains personnages. D’après la liste des fuseaux horaires, la France était le premier pays où le film fut projeté.

L’histoire sans fin

Le scénario du film se déroule un an après les évènements de la série, on retrouve les personnages ayant subi les aléas de l’affrontement final entre les différents roi. Kuro et Neko sont à la recherche de Shiro lorsqu’ils voient  Kushina Anna et Kamamoto Rikio du clan rouge se faire attaquer par des membres du clan vert sans véritable raison apparente. Le début du film est également marqué par l’attaque de la tour dorée où réside le roi d’or menée par ce même clan.  S’en suit une série d’évènements que je n’évoquerai pas dans cette critique mais qui demeurent très intéressants. Le film voit également l’apparition d’un nouveau personnage Mishakuji Yukari, qui n’est autre qu’un ancien compagnon d’armes de Kuro et accessoirement assez efféminé comme le sous-entendront certains personnages. C’est d’ailleurs l’un des points essentiels de ce film: plus besoin de présentations, les spectateurs connaissent déjà les personnages. On démarre donc sur les chapeaux de roues avec une rythmique parfaite alternant entre passages denses et plus calmes. Une qualité présente dans le film qui faisait défaut aux premiers épisodes de la série. Certains pourront reprocher les affrontement répétés entre Kuro et Mishakuji mais ils sont si bien réalisés que leur absence aurait été une perte pour le film. Il y a aussi ceux qui sont déçus par la fin non conclusive du film laissant la porte ouverte à un autre film ou à une nouvelle saison. En dépit de cela, le film respecte amplement son cahier des charges avec des scènes drôles, d’affrontements ou touchantes.

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Mishakuji Yukari (Morita, Masakazu), Saruhiko Fushimi (Miyano, Mamoru) et Misaki Yata (Fukuyama, Jun).

Angles Complexes

L’animation représente un des points forts de la série mais le film surpasse indéniablement ce qui avait été précédemment réalisé. Le studio GoHands a bien compris que le public s’attendait à du haut niveau et c’est ce qu’il a eu. Des plans complexes combinés à la fluidité de mouvements des personnages titillent les yeux du spectateur. Si on ajoute les scènes 3D, nettement plus présentes, on obtient un des films d’animation les plus beaux de cette année 2014. Il y a toujours quelques plans « fan service » mais comme dans la série, les deux parties en bénéficient rendant la chose plus anecdotique. La charte graphique ne bouge pas, on se retrouve avec les mêmes gammes aquarelles déjà présentes dans la série ainsi que la même représentation fluo des pouvoirs des personnages. La musique du film reprend certains morceaux de la série, notamment « Suoh Mikoto », qu’il remixe avec plus d’instruments et de notes. Dans l’ensemble, la bande originale s’avère plus énergique que dans l’animé tout en restant dans le même style. On notera la présence d’un nouveau thème pour Anna (HORIE Yui) composé par ANGELA qui interprète également la musique de fin du film. Il n’y a rien à dire, déjà présente dans le dernier trailer du film, « Different Colors » est juste parfaite. Le groupe fait ce qu’il y a de mieux, une musique dynamique et originale avec une ambiance assez urbaine surplombée de guitare électrique. Cependant, la sono de la scène JAPAN EXPO n’était clairement pas à la hauteur du film. Entendre la voix de Neko fut une torture pour la plupart des personnes présentes…

Je pense que vous l’aurez compris, pour moi ce film est une merveille à condition qu’il soit une passerelle. Sur le plan technique, tout se révèle parfait tout comme sur le rythme de l’histoire. Le spectateur de JAPAN EXPO ressortait bluffé de cette projection tout en se demandant « à quand la saison 2 ? ». Il faut donc espérer qu’il ne s’agisse pas d’une fin ouverte n’amenant sur rien mais le début d’un nouveau commencement. La présence des seiyus, TSUDA Kenjiro et HORIE Yui, avant et après le film fut un réel plus tout comme le fait de se savoir en présence d’autres fans de la série (car autant le dire tout de suite ce sera certainement l’unique projection commune de ce film). Un très bon souvenir de JAPAN EXPO où tout problème d’organisation fut absent.

En partenariat avec Nihon no OTO: http://www.nihon-no-oto.com 

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Azura • 10 juillet 2014


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